VILLE DE LA MACHINE

Site officiel


Rétro 1956-1966

Retour dans le passé du Grand Prix cycliste de La Machine


public_1982.jpg

 

Mardi 16 août 2006, le Grand prix cycliste de La Machine  a fêté son demi-siècle d'existence. Pour marquer l'événement, nous vous proposons une rétrospective des épreuves passées, décennie par décennie. Premier volet de la saga : 1956-1966.

1956 Patronné par le Journal du Centre, eh oui, déjà, c'était jour de fête dans la cité nivernaise du charbon. Abandonnant pour quelques heures seulement leurs outils de travail, les mineurs se sont retrouvés en foule au sein de la localité, heureux de vivre, sous un soleil devenu enfin un véritable soleil d'été et de vacances. Vingt et un concurrents et non des moindres puisque l'on relevait dans la liste des engagés, des noms tels Fayon, Brunel, Rémond, Ciéleska se sont présentés sur la ligne de départ aux ordres de M. Martin, adjoint aux maires. Au fil des tours, la course est poignante et le circuit qui s'offre pour la première fois cette année aux coureurs s'avère extrêmement difficultueux. Les « bosses » se succèdent, les virages sont fréquents (et quels virages ! en particulier celui de la route de Bussières et de la route de Thianges !) et, ce circuit s'annonce « facile » pour les échappées individuelles. Au final, Armand Finet coupe la ligne d'arrivée en parcourant les 114 km en 3 h 24'30'' devant Choulat à 3'25'' et Pué à 4'23''.

1957 En ce 16 août férié, les organisateurs ne pouvaient espérer succès d'affluence plus considérable, ni course plus animée que celle, brillamment enlevée par Georges Avignon (105 km en 2 h 46'50'') devant la vedette locale Henri Ciéleska et un autre coureur nivernais très coté au pays des mineurs, Yves Fayon.

1958 Les courses de La Machine ont une physionomie particulière. Parmi les milliers de spectateurs qui ceinturent le circuit, il y a moins de dilettantes qu'ailleurs. La majorité du public est constituée par des personnes intéressées au plus au point qui, confortablement installées sur un point du parcours, voire carrées sur les chaises installées sur le long des trottoirs par la municipalité, scrutent méthodiquement le peloton. Au cours de cette course, les Autunois Millier et Jubé et l'inédit Huart ont été les plus applaudis tandis que Michel Sallé (120 km en 2 h 58'45'') enlève au sprint l'épreuve devant Choulat et Retrain.

1959 Plus de 3.000 spectateurs ont vécu une magnifique épreuve cycliste. Lancée à une allure telle que le peloton de plus de quarante coureurs fondit comme neige au soleil , la course a été dominée par trois excellents coureurs, le Montluçonnais Gandolfo (105 km en 2 h 48'32'') enlève détaché le grand prix qu'il a dominé avec Millier et Sallé.

1960 Jamais vu, vingt coureurs au sprint et le record de la course pulvérisé puisque le Montcellien Michel Rameau en mettant quatre minutes de moins que le vainqueur de 1959. Rameau l'emporte donc au sprint devant les Aixois Siro Bianchi, Laconopi et le Decizois Henri Ciéleska chute dans l'avant-dernier tour.

1961 Pour la quatrième année consécutive, le grand prix cycliste de La Machine a vu son record être mis à mal. En effet, après les 2 h 58'55'' réalisées par Sallé en 1958 ; les 2 h 48'32'' de Gondolfo en 1959 et les 2 h 44'44'' de Rameau, l'an dernier, le vainqueur de ce mercredi 16 août, Claude Rota, sociétaire de l'Union vélocipédique de l'Aube, chère au sélectionneur national Marcel Bidot a abaissé le dernier temps de quatorze secondes très précisément. Après la chute, le pauvre Henri Ciéleska, victime de crampes dans l'ultime ascension laisse la victoire à Claude Rota.

1962 Au palmarès de l'épreuve, c'est le nom d'un coureur particulièrement sympathique et méritant qui est désormais inscrit au titre de l'année 1962 : celui de Roger Jubé, sociétaire de l'UVC Aube (110 km en 2 h 46'). Il a brillamment remporté la victoire, à l'issue d'une échappée solitaire lancée à une dizaine de tours de la fin de l'épreuve devant ses coéquipiers Ciéleska et Rota.

1963 Avec le concours du soleil et d'une foule extrêmement dense qui n'a pas ménagé ses encouragements, sous la forme de quelque 150.000 anciens francs de primes. Au fil des tours de nombreux hommes se mirent en vedette mais le jeune espoir normand, François Ducreux (110 km en 2 h 45') affiche son nom au palmarès du grand prix devant Gauthier et Dagouret.

1964 C'est enfin l'année du Decizois Henri Ciéleska. Après avoir porté les couleurs du VS Aube, lors de cette épreuve, le Decizois courre sous les couleurs du VS Nevers.

1965 Toujours organisé d'une main de maître du comité d'organisation, avec le concours technique du vélo Club Decizois et sous le patronage du Journal du Centre dont le nouvel avion ne manqua pas de venir saluer d'un coup d'aile nos lecteurs de la région, le chalonnais Beaulieu (2 h 44') triomphe devant Beaufrère, Bellon, Camio, Jubé et Grelin, ses compagnons d'échappée.

1966 « A dix jours des championnats du Monde, je connais une forme exceptionnelle » a déclaré simplement en descendant de vélo, le vice-champion de France junior , Cyrille Guimard. Second dimanche à Garchy, premier lundi à Dornes, le Nantais Cyrille Guimard (19 ans) insatiable est finalement octroyer le grand prix de La Machine (110 km en 2 h 42') en réglant au sprint le Roannais Gay et le Niçois Chabran parmi les soixante huit partants.