VILLE DE LA MACHINE

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La cité des Minimes

 

La construction, en trois étapes successives, de la cité coïncide avec les dates d'introduction des mineurs étrangers à La Machine. Au début des années 1920, la Compagnie Schneider réalisa ici des bâtiments collectifs en rez-de-chaussée de 2, 4 ou 6 logements de 2 à 3 pièces). Puis, entre 1929 et 1939, d'autres en rez-de-chaussée de 4, 5, 6 logements (4 pièces) sortirent de terre. La Compagnie recrutait alors massivement un personnel immigré et lui proposait des habitations de caractère modeste. Simplicité de l'organisation, médiocrité de la qualité architecturale, pauvreté en volumétrie, l'ère de la construction industrialisée s'annonce.

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Dans la partie ancienne de la cité, les rues étaient numérotées et lettrées pour se repérer dans ce quadrillage strict. Entre 1921 et 1946, la population logée à la Cité des Minimes avait plus que doublé et rassemblait environ un tiers de la population de la ville en 1946, traduisant ainsi un dynamisme démographique de la population. Dans cette cité, il n'y avait pas d'équipements commerciaux, ni de lieux de rencontres culturelles. Les habitants prirent alors l'initiative d'aménager le stade des Sokols, dans leur cité. Certains équipements publics jouaient un rôle d'intégration important comme les bornes-fontaines en bout de rue où des femmes de toutes les origines venaient s'alimenter en eau. La proximité immédiate de familles françaises permit aux femmes étrangères d'acquérir rapidement des pratiques locales.