VILLE DE LA MACHINE

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La cité Saint Eudoxie

La municipalité propose aux Internautes un voyage ou une balade dans le passé machinois avec notamment la visite de ses quartiers...

La localisation de cette cité excentrée du bourg permettait d'isoler une population de mineurs, issue des mines fermées de l'Allier ou du Nord, qui était jugée plus revendicative. Bon nombre d'ouvriers paysans des communes alentour y furent logés également. L'entreprise connaissait au début des années 1870 un important accroissement de ses effectifs. Cette cité, qui prit le nom de l'épouse d'Henri Schneider. Construite en 1873, elle constitua un élément fort de promotion de la Compagnie vers l'extérieur qui en présenta les plans aux expositions Universelles de 1878 et 1889.

Des canalisations amenaient l'eau filtrée de la Loire et des pompes furent installées dans les rues. Le manque de sanitaires, le cabinet de toilettes rudimentaire à l'extérieur, l'absence d'égouts, le manque de place et de confort, le cadre rural faisaient de cet ensemble une ville adaptée à une main-d'œuvre récemment arrivée des campagnes. Comme pour la Cité Sainte-Marie, les maisons de 5m sur 9 m, étaient construites dans le style régional, avec d'épais murs de pierres et le traditionnel « toit à cochon » sur le côté. Un jardin de 8 ares accompagnait cette habitation.

Les habitants de chaque cité organisaient au début du printemps les feux de brandons à partir des déchets d'élagage des haies d'hiver, que la population rassemblait en bûcher. Ce feu prenait place sur le « rond du haut » et aux pieds de la Vierge à la cité Sainte Marie. En ce jour de fête, chaque ensemble urbain s'efforçait de faire grimper les flammes le plus haut possible.

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