VILLE DE LA MACHINE

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Les crassiers et le terril

Une fois lavés et triés, environ 35 % des charbons étaient classés stériles et stockés en tas (les buttes), dont plusieurs se trouvent, aujourd'hui, autour de l'étang Grénetier.

Le terril se différenciait du crassier (ou butte) par son mode de chargement. Le terril était équipé d'une rampe de forte pente sur laquelle circulaient des wagonnets, tirés par un treuil situé à la base. Les wagonnets se déversaient automatiquement au sommet de la rampe, ce qui donnait la forme conique caractéristique du terril.

Le crassier, lui, n'avait pas de rampe de déversement et en imposait moins par sa hauteur que le terril. Les « schalms » étaient également déversés ensemble, formant une boue dans des bassins encore visibles près du terril.

Ces reliefs originaux, symboles de l'activité industrielle productrice de scories, se couvrirent rapidement d'une végétation facilitée par la proximité de l'environnement rural et forestier. Les spécialistes reconnaissent des caractères atypiques à cette végétation qui a poussé sur des sols chauds.

Encore aujourd'hui, une surveillance de ces compositions s'impose car le terrain y est instable : l'érosion peut causer des glissements de terrain, ou le feu se déclencher à l'intérieur d'un crassier.

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